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Lettre ouverte du Docteur Jean-Philippe Labreze

Mis à jour : mars 18

Docteur Jean-Philippe LABREZE Le 15 Février 2021

122 av. du 14 juillet 1789

13980 ALLEINS

07 87 66 41 15 / jplabrezedoc@sfr.fr


Lettre ouverte à :


M. Pierre-Michel DURAND : Père de Samuel.

Mme Sandrine LALANDE : Juge des Enfants au Tribunal judiciaire de NÎMES.

Mme Léa LARDY : Juge des Enfants au Tribunal judiciaire de MENDE.

Mme Isabelle MARTI : Présidente de la chambre spéciale des Mineurs à la Cour d’appel de NÎMES.

M. Frédéric CAMACHO : Chef de service à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du GARD.

M. Cédric REVEL : Chef de service au Foyer ST-JOSEPH à ALES.

Mme CHABROL : Chef de service à l’ERFM (Espace Rencontre Famille et Médiation) à NÎMES

Mme Anne MONINI-MICHEL : Juge aux Affaires familiales (JAF) et présidente du Tribunal correctionnel de MENDE.

Mme Vanessa JEAN AMANS : Juge aux Affaires familiales et au Tribunal correctionnel de MENDE.

M. Xavier SICOT : Ex Procureur au Tribunal judiciaire de MENDE.

Mme Jeanne VIVET : Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) de MENDE.

M. Bruno CANO : CPEAGL (Comité de Protection de l’Enfance et l’Adolescence GARD-LOZERE) de MENDE.

M. Boris MERMET : Educateur à l’ASE de Haute-Savoie.



Mesdames, Messieurs,


Je suis le conjoint de Mme Karine TRAPP, dont les enfants SAMUEL et NOAH, lui ont été arrachés en mai 2017 à l’âge de 2 ans et ½ et 7 ans et ½, pour être ensuite séparés, en violation de leurs droits les plus fondamentaux (voir la pétition : change.org/pourleretourdesamuel5ansetnoah10ans).

NOAH est en foyer depuis plus de deux ans, et SAMUEL réside chez son père, M. Pierre-Michel DURAND, dont j’exposerai dans un instant le rôle central dans ce dossier.


Signataire de la Tribune francesoir.fr/opinions-tribunes/tribune-dun-collectif-de-professionnels-pour-la-journee-internationale-des-droits, j’ai assisté médicalement Mme TRAPP fin décembre 2018 lors de sa grève de la faim, et partage sa vie depuis avril 2020. J’exerce en outre la médecine depuis plus de 30 ans et peux me prévaloir d’une solide formation en Sciences humaines.


Ce dont je peux attester, c’est de son parfait équilibre mental et du fait qu’il s’agit, de toute évidence, d’une maman d’une « extrême bienveillance ». Cela est acté par Mme L., de la Protection Judiciaire de la Jeunesse, dans son récent rapport préconisant le retour rapide de NOAH au domicile de sa maman.


Ce rapport a été le fruit du travail d’une professionnelle très expérimentée, qui s’est déplacée depuis l’ALLIER avec une psychologue, pour rencontrer NOAH et différents intervenants socio-éducatifs. Nous avons pour notre part, Mme TRAPP et moi, rencontré à plusieurs reprises Mme L.


Ce document est venu démontrer ce qui apparaît clairement à toute personne objective, à savoir que ni les services sociaux ni la justice n’agissent au mieux des intérêts des enfants et de ma conjointe. Notamment, rien n’est mis en place depuis 2 ans pour que NOAH rentre chez lui comme l’exige la Loi !


Un réexamen de la situation actuelle, sur la base des nombreuses preuves de Mme TRAPP, et la simple mise en application des lois, permettraient le retour rapide de NOAH et SAMUEL auprès de leur maman.


Il existe aujourd’hui un rapport de force néfaste pour ces enfants. C’est ce qu’illustre clairement la réponse du chef de service du foyer Saint-Joseph d’ALES à Mme L., lorsque elle a évoqué le retour de NOAH chez sa maman : « Mme TRAPP aura gagné ! » (cf. rapport de Mme L. de septembre 2020).


Comment ne pas être profondément choqué par cette réponse ?! Elle a au moins le mérite d’éclairer sur les intentions réelles de l’institution à laquelle se heurte ma conjointe.


Ce que ce rapport de la PJJ remet également en cause, ce sont plusieurs inexactitudes et contre-vérités que j’ai notées en parcourant ce volumineux dossier civil et pénal, et dont le point de départ est les allégations mensongères de M. DURAND, à l’origine de la saisine des services sociaux.


Pour être éclairé sur les agissements de ce Monsieur, il suffit de se reporter à la récente expertise médico-légale du Docteur M., expert près la Cour d’Appel.


Cette expertise porte sur les photos produites par M. DURAND lors de son audition dans le cadre de la plainte pour violences, déposée contre lui par Mme TRAPP. Elles font apparaître des lésions auto-infligées (cf. expertise), alors qu’il a allégué qu’elles résultaient d’une agression de ma conjointe. Cela lui a permis de passer du statut de mis en cause à celui de victime, au mépris des procédures judiciaires habituelles ! Une seconde expertise reçue ce jour aboutit à des conclusions similaires.


J’ai assisté au procès pénal de Mme TRAPP devant la Cour d’Appel de NÎMES et j’ai eu la conviction, tout comme un de ses amis et mon fils également présents, qu’elle comparaissait devant un tribunal déjà convaincu de sa culpabilité. Elle n’a jamais pu donner sa version des faits et a été systématiquement interrompue lorsqu’elle a essayé de revenir sur lesdites photos.


Elle n’a certes pas été aidée par son avocat incompétent pour obtenir la manifestation de la vérité, mais cet objectif n’aurait-il pas dû être également et avant tout celui de la Cour !?


M. DURAND s’est rendu coupable d’escroquerie au jugement, d’usage de faux et de dénonciation calomnieuse. Une plainte a été déposée contre lui, l’objectif final étant d’obtenir la révision des décisions civiles et pénales.


Il est important de noter que de nombreuses autres pièces essentielles de ce dossier ont été corrompues par les allégations mensongères de ce Monsieur et la production desdites photos.


Je pense notamment à l’expertise psychiatrique du Docteur NASSIF, à qui M. DURAND a fourni ces photos. Cette expertise a motivé en grande partie les décisions du Juge des Enfants et celle du Juge aux Affaires Familiales des 30 et 31 août 2017. Cette décision du JAF, confiant la garde de SAMUEL à son père, repose exclusivement sur deux pièces : l’expertise du Dr NASSIF et le rapport de la PJJ de MENDE (lui-même basé essentiellement sur les allégations mensongères de M. DURAND).


Je vous adresse aujourd’hui cette lettre ouverte afin de faire connaitre largement ce dossier. J’envisage également la mise en ligne d’un blog, sur lequel je rendrai consultables les courriers que je vous ai adressés.


La Vérité dans ce dossier doit éclater, pour le bien de SAMUEL et NOAH.


Puisque la justice est rendue au nom du Peuple français, il me semble parfaitement légitime de porter à la connaissance de nos concitoyens les éléments de ce dossier susceptibles de les éclairer sur la façon dont les faits et la Vérité ont été maltraités, sur les éléments de droit ayant motivé vos décisions et sur les raisonnements qui les ont étayées.


Mesdames, Messieurs, je ne vais pas laisser détruire la vie de ma conjointe et de ses enfants sans agir !


Elle est déjà anéantie sur un plan socio-économique, puisqu’elle est, je vous le rappelle, dans l’impossibilité de travailler depuis près de 3 ans et demi, et a dilapidé en frais de justice, de déplacements et autres, près de 80 000 euros, correspondant à la totalité du capital décès de son père.


Pour mémoire, Mme TRAPP s’occupait chez elle de son père en fin de vie, lorsque M. DURAND a déclenché les hostilités fin 2016, à leur séparation définitive, en ne reculant devant aucun mensonge.


Par ailleurs, ses mensonges à l’encontre de Mme TRAPP depuis 4 ans, et les décisions judiciaires qui en ont résulté, ont conduit à une importante dégradation de son état de santé, du fait d’un état de stress permanent et des deux grèves de la faim qu’elle a été contrainte de faire pour tenter d’être entendue.


Je note d’ailleurs que ce n’est pas fini puisque elle est poursuivie pour avoir tenté de protéger NOAH, entre avril et juillet 2018. Il était dans un état de santé très inquiétant, du fait de l’incurie des services sociaux de HAUTE-SAVOIE. Ces derniers avaient recommandé avec insistance le placement chez le papa handicapé, vivant à l’hôtel, tout en sachant parfaitement qu’il « ne tiendrait jamais avec cet enfant » (cf. enregistrement de décembre 2017).

Mme TRAPP n’a cessé de demander de l’aide, en vain. En juillet 2018, NOAH lui a été arraché pour être à nouveau remis à son père. Il lui sera finalement retiré en urgence en décembre 2018 pour être placé en foyer, en raison de l’état de santé de l’enfant, et de la « gravité de sa souffrance »! (cf. jugement du 11 décembre 2018 du juge des enfants de THONON LES BAINS).


Avoir voulu protéger son enfant a valu à cette maman 33h de garde à vue !


Au vu de tous ces éléments, le soutien que je lui apporte n’est pas une option, pour le médecin et le conjoint que je suis, mais un devoir.


Lorsque les enfants seront revenus auprès de leur maman, je serai très heureux, à la place qui sera la mienne, de permettre à SAMUEL et NOAH de reprendre « leur vie d’avant », que NOAH ne cesse de réclamer et dont de nombreux témoignages disent qu’elle leur permettait de s’épanouir vraiment. Mes deux enfants sont également ravis de leur arrivée dans notre famille.


Outre son aspiration parfaitement légitime à prendre à nouveau soin de ses enfants, et à reconstruire la fratrie et la cellule familiale, ma compagne est parfaitement consciente du danger que court NOAH dans un foyer, et de l’urgence de son retour en sécurité auprès d’elle !


Si vous doutez de la réalité de ce danger, je vous invite à regarder le documentaire de Pièces à conviction diffusé en 2019: Enfants placés, les sacrifiés de la République. Parmi les violences subies, certaines sont extrêmement graves (violences physiques, viols…), alors que le système est censé protéger ces jeunes !


S’agissant du foyer ST-JOSEPH, où survit actuellement NOAH, Mme TRAPP tient à votre disposition les informations relatives aux agressions physiques et sexuelles, et autres mises en danger, qui s’y sont déroulées.


À l’heure où l’opinion publique s’émeut du calvaire des enfants victimes de pédophilie, et où la classe politique assure aux victimes qu’elles ne seront « plus jamais seules », Mme TRAPP, en maman aimante et responsable, exige simplement que son fils cesse d’être une victime potentielle dans ce foyer et revienne auprès d’elle !


J’insiste également sur le fait que NOAH se dégrade sur tous les plans, somatique, psychique, et scolaire.


Ainsi que je l’ai écrit à Mme LALANDE et plusieurs d’entre vous, ma compagne est désespérée et envisage une ultime grève de la faim, qu’elle transformera en grève de la soif au bout de 15 jours.


Je n’ai plus le pouvoir de la dissuader de recourir à cette solution extrême et violente pour espérer être entendue. Cette violence, nous seuls la subirons.


À moins que les derniers éléments portés à votre connaissance, notamment les manipulations de M. DURAND pour dénaturer les faits, salir Mme TRAPP et vous induire en erreur, ne permettent au plus tôt le rétablissement des droits de ma conjointe et de ses 2 garçons, elle entamera cette ultime action début mars.


Je mettrai alors tout en œuvre pour que le harcèlement qu’elle a vécu soit porté à la connaissance du plus grand nombre. C’est la moindre des choses que je puisse faire pour laver l’honneur de Mme TRAPP, diffamée par M. DURAND, et nombre de rapports sociaux et décisions de justice.

Si le pire advenait lors de cette grève, je mettrai tout en œuvre pour que les responsabilités soient recherchées et sanctionnées.


Sortir rapidement et dignement de la situation actuelle implique que chacune des parties soit en mesure de considérer sa propre part de responsabilité et de corriger ce qui doit l’être. Je vous demande instamment d’avoir l’honnêteté et le courage de faire cette démarche.


Ce qui est en jeu, c’est le droit intangible de ma conjointe et de ses deux fils de vivre ensemble et de reprendre le cours de leur vie.


Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.


Dr LABREZE

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